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Allaitement côté Papa : soutenir et accompagner

Publié le : 17/10/2019 08:17:05
Catégories : Interviews et témoignages Rss feed

Après les témoignages de Gilles (à lire par ici) et de David (par là!), on continue notre plongée dans l'allaitement côté papa avec le récit de Nicolas.
Nicolas

Comme nos deux autres super papas, Nicolas a joué un rôle actif dans l'allaitement de ses deux enfants. Soutien, rempart, force de propositions mais aussi barman à ses heures, il ne s'est jamais senti mis à l'écart mais s'est au contraire impliqué à fond.

Son expérience nous prouve une fois encore à quel point le rôle du papa peut être crucial dans la réussite de l'allaitement.

L'allaitement : un choix naturel et cohérent

Q - L'allaitement, une évidence?

Oui. Nous consommons des produits bio. On voulait une alimentation en adéquation avec nos convictions. L'allaitement était donc un choix tout naturel.

Pour notre premier enfant, je n'avais pas d'opinion tranché sur l'allaitement. Julie a donc décidé. Et puis c'est son corps!
Pour le deuxième, la question ne se posait même pas.

Q - Un souvenir de la première tétée?

Pour la première, oui : angoissé que ça se passe mal, que Julie ait mal, que le bébé prenne pas assez de lait.
Pour le deuxième, il me semble que ça s'est passé beaucoup plus naturellement. C'est tellement beau un bébé qui tète

Bébé au sein

Le rôle du papa : soutenir et accompagner

Q - On dit que l'allaitement met le papa à l'écart, l'empêche de jouer un rôle actif auprès de son bébé. Qu'en penses-tu?

Notre fille aînée a été allaitée 1 an 1/2 ; notre fils 3 ans. Pourtant je ne me suis jamais senti à l'écart.

J'étais (surtout au début) soutien et acteur pour la rassurer, lui préparer des tisanes galactogènes, lui ouvrir une bière (sans alcool bien sur, la bière favorise la lactation). Du coup on prenait notre apéro ensemble :) .

Pour notre aînée, au début, c'était dur, parce que ça se passait mal. Elle tétait mal.
Heureusement il y a eu la Leche League. Et aussi "les bouts de seins" (dispositif en silicone à appliquer sur les mamelons pour faciliter la prise du sein. Pour en savoir plus sur les bouts de sein, cliquez ici, N.D.L.R). Julie ne voulait pas en entendre parler de peur que le bébé arrête de téter. Mais j'ai pu la convaincre d'essayer. Et je pense que ça a sauvé l'allaitement.

Quand elle a recommencé le travail, elle tirait son lait et on complétait par du lait de jument (le plus proche du lait humain). Du coup, je pouvais donner le biberon.

Pour le 2ème, il n'y a eu aucun souci particulier. Je pense que l'expérience et le fait d'être moins stressé y ont beaucoup joué. Par contre je ne lui ai jamais donné le biberon.

Allaitement et sexualité

Q - L’allaitement a-t-il changé ton rapport au corps de ta compagne, en particulier à la poitrine?

Je pense que j'évitais cette zone.
Je me suis déjà ramassé un jet de lait par le visage parce que l'enfant lâche le sein et que j'étais un peu trop près.... surtout que je suis comme Ross dans Friends à propos du lait maternel :) (Dans un épisode de la série, le personnage de Ross est révulsé à l'idée qu'un adulte puisse goûter le lait maternel, même par inadvertance, N.D.L.R).

Ross Geller dans Friends

Vision de l'allaitement

Q - Quel bilan tires-tu de cette expérience? Ta vision de l'allaitement a-t-elle changé?

Nos enfants ont grandi sans lait industriel et sans lait de vache. Ils se portent très bien. Ils n'ont pas de carence.
C'était l'angoisse des grand-parents : " mais ça ne le nourrit pas assez ! "

Ma vision de l’allaitement n'a pas changé. Ça m'a juste renforcé dans ma conviction que l'allaitement est, de très loin, la meilleure des solutions. 

Allaitement : aider sa compagne à résister à la pression

Q - Un petit conseil pour les futurs papas?

Si j’avais un conseil à donner aux futurs et jeunes papas, c’est d’être vraiment soutien lors du début de l'allaitement.

C'est la période la plus dure : y a le baby blues, l'angoisse que le bébé ne tête pas, les douleurs si le bébé prend mal le sein, le manque de sommeil...

Et Il faut aussi et surtout l'aider à faire face à la pression des gens autours. A l’hôpital, il y a encore des sages femmes ou infirmières  qui mettent le doute : "On peut lui faire un biberon comme ça vous pouvez vous reposer", "Il ne dort pas parce qu'il n’a pas assez pris" etc...
Mais en 5 ans j'ai vu une grande différence de mentalité, ce qui est vraiment positif.

Un dernier conseil : ne pas hésiter à demander de l'aide. Surtout auprès de la Leche League.

Nico

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