Vous soupçonnez la présence d’un frein de langue restrictif chez votre bébé ? Avant d’envisager une intervention ou de tirer des conclusions hâtives, un examen clinique complet est essentiel. Contrairement aux idées reçues, on ne peut pas diagnostiquer un frein de langue simplement en le regardant. Voici ce que vous devez savoir sur le déroulement de cette évaluation.
→ Vous arrivez directement sur cette page ? Consultez d’abord la page "Frein de langue : définition" pour mieux comprendre de quoi il s’agit.
Un diagnostic sérieux ne se limite jamais à une photo !
Le frein de langue peut être très visible… et pourtant ne gêner en rien les mouvements de la langue. À l’inverse, un frein postérieur, totalement invisible à l’œil nu, peut provoquer d’importantes difficultés.
Bon à savoir : Ce n’est pas la forme du frein qui pose problème, mais sa fonction. Ce sont donc les mouvements de la langue, et leur éventuelle restriction, qui permettent d’établir le bon diagnostic.
Étape 1 : L’anamnèse (questions préalables)
Le praticien (consultante en lactation, ORL, dentiste formé…) commence par vous interroger : antécédents médicaux, difficultés rencontrées pendant l’allaitement ou les repas, symptômes d’inconfort chez Bébé, etc.
Étape 2 : L’examen de la bouche
Bébé est allongé sur une surface plane. Le praticien se place derrière sa tête pour pouvoir examiner sa bouche à l’aise. À l’aide de ses index gantés, il soulève doucement la langue pour :
Étape 3 : Observation globale
L’examen peut inclure :
Élément observé | Pourquoi c’est important |
---|---|
Mobilité | Permet d’évaluer la capacité à s’alimenter, parler, avaler… |
Tension | Un frein tendu ou rigide limite les mouvements |
Élasticité | Un frein rigide résistera à l’étirement, même partiellement |
Longueur d’attache | Plus le frein est proche de la pointe de la langue, plus il est visible |
Si le praticien diagnostique un frein restrictif, il prendra le temps d’échanger avec vous sur les options : accompagnement, séances de rééducation, ou frénectomie si nécessaire.
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